Fin décembre 2015….

Dans quelques heures, nous allons tourner la page sur l’année 2015. Cette année restera très certainement dans nos mémoires de jardiniers. La chaleur et la  sécheresse de cet été nous ont obligés à sortir les tuyaux d’arrosage et les arrosoirs afin de maintenir en vie nos dernières plantations. L’automne aura été exceptionnellement doux avec un été indien qui a joué les prolongations. Il est clair que ces températures anormalement douces nous sont agréables. Mais devons nous nous en réjouir….Rien n’est moins sûr. Bien entendu, je n’ai aucune envie que le thermomètre plonge vers les -15 ou – 20°. Mais des températures plus de saison seraient bénéfiques pour nos jardins. Car il faut bien reconnaître que  nos plantes sont un peu déboussolées. Des roses en décembre, jamais je n’ai connu telle situation dans mes Ardennes belges. Les hellébores ont plusieurs semaines d’avance. Les primevères, le cognassier et bien d’autres ont bien du mal à passer par la case repos. J’avoue que je me régale d’avoir encore quelques floraisons à cette période de l’année et les apprécie…. Donc un jour à la fois et croisons les doigts pour que les températures chutent quelque peu afin de permettre à nos jardins de se mettre vraiment au repos mais pas trop pour ne pas occasionner de dégâts dans nos plantations.

Une fois n’est pas coutume, je clôture 2015 avec un jardin encore fleuri. Certes, ce n’est pas l’opulence mais suffisant pour égayer mes journées..

Voici les floraisons des dernières heures de décembre 2015.

Le rosier Super Dorothy. Il est en fleurs depuis juin.

Penny Lane qui a comme toile de fond un superbe ciel bleu…

Snow Ballet

Bouquet Parfait dont les nuances sont tout-à-fait différentes de celles de juin.

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La Pervenche panachée est aussi florifère que durant la période estivale.

Les Hellébores sortent déjà de terre.

L’Hellébore fétide expose même ses fleurs aux rayons du soleil hivernal.

Le Cognassier du Japon m’offre déjà quelques fleurettes.

Les Primevères se trompent de saison également. J’espère qu’elles seront encore présentes au printemps.

Certes le Jasmin nudiflorum est un arbuste à floraison hivernale….Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est à l’heure…L’hiver est là depuis à peine quelques jours et mon arbuste déploie déjà ses fleurs.

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Malgré toutes ces floraisons, je ne résiste pas à l’envie de vous présenter mes voeux de façon « traditionnelle ». J’ai donc choisi une photo prise au mois de novembre où la neige a fait une brève apparition. Juste quelques flocons qui ont recouvert le jardin d’un léger manteau blanc pendant une ou deux heures.

Que cette année vous apporte tout ce qui vous pouvez désirer. Une excellente santé à vous et votre famille, de belles rencontres, de bons moments côté jardin et plein d’autres choses merveilleuses.

Bonne et heureuse année à vous tous.

 

 

 

 

 

 

Joyeux Noël

Je vous souhaite à tous un joyeux Noël.

A bientôt.

A la Saine-Catherine tout bois prend racine (3)

Voici la troisième partie de mes achats automnaux. Cette fois, il s’agit de rosiers. J’ai commandé une dizaine de rosiers chez Lottum. Pas de déception. Les plants ont 4-5 tiges et de belles racines. Contrairement à mes Hydrangéas reçus précédemment, là, je n’ai aucune hésitation à les mettre directement en pleine terre à la place qui leur a été impartie. Tout ce petit monde devrait reprendre sans problème.

Voici les nouveaux venus et une petite description pour chacun d’eux, même si beaucoup sont déjà bien connus par beaucoup d’entre-vous. Les photos viennent du net….

Diamant qui est une création Kordès. C’est rosier couvre-sol qui se couvre de fleurs semi-doubles d’un blanc pur avec des étamines jaunes. Son feuillage est d’un vert sombre et son bois de couleur prune. La floraison est remontante. Diamant a été primé par des médailles d’or dans diverses compétitions internationales et a également reçu le label ADR en 2002.

Adélaïde d’Orléans qui est un liane. Ses boutons roses s’épanouissent en fleurs semi-doubles. Il est agréablement parfumé. Si l’hiver n’est pas trop rigoureux, il garde son feuillage.

Petticoat (Kordès) est un floribunda. Ses fleurs sont blanc-crème avec un centre abricot tendre et sont groupées en bouquets. Il a reçu un ADR en 2004. Il est remontant, robuste et résistant aux maladies.

François Juranville (hybride de Wichuaiana). A nouveau un rosier liane. Il produit de petites grappes de fleurs moyennes, doubles,  plates de couleur rose et au parfum de pomme. Il est quasiment inerme.

Souvenir de la Malmaison qui est une variété ancienne à grandes fleurs parfumées, rose tendre. Les fleurs sont des joyaux comme les aimait Joséphine, la maîtresse des lieux dont ce rosier porte le nom. Il est remontant.

Pearl Drift est un rosier vigoureux au port étalé. Le feuillage est abondant, vert foncé. Ses fleurs sont semi-doubles, de couleur blanc-crème en forme de coupe et réunies en bouquets très florifères. C’est un champion de la résistance au froid. Un atout car ma région connait parfois des hivers rigoureux.

Little White Pet (polyantha) est une mutation du rosier Félicité et Perpétue à floraison ininterrompue jusqu’en automne. Ses fleurs sont petites mais abondantes en forme de pompons blancs, bien pleins et au parfum délicat. Il convient bien pour la culture en pot ou en bordure de massif.

Mozart. Un rosier très souvent cultivé dans les jardins. Il est très florifère et résistant aux maladies. Ses fleurs sont simples, roses avec un centre blanc. Sa floraison bicolore peut être un inconvénient ou un atout. Un inconvénient car il n’est pas aisé de l’associer à d’autres floraisons simultanées. Par contre, il peut être un atout si on le place en premier plan d’une haie libre par exemple.

Maria Thérésia qui est un petit buisson très vigoureux, très remontant et très résistant aux intempéries. Les fleurs sont doubles d’un rose doux s’ouvrant en coupe.

 

Harlow Carr (Austin). Une variété belle toute en délicatesse mais très robuste. Harlow Carr porte de petites fleurs roses. Elles sont tout d’abord formées en petites coupes puis se transforment en rosettes creuses avec un bouton central. La végétation est saine et son feuillage bronze puis vert.

Voilà, c’est avec Harlow Carr que se termine ma série de nouvelles acquisitions de cet automne 2015. Le jardin et la jardinière vont pouvoir profiter d’un repos bien mérité jusqu’au printemps prochain. Je croise les doigts pour que l’hiver ne sois pas trop rude et ne mette pas à mal toutes mes plantations car j’ai bien l’intention de retrouver tout ce petit monde en pleine forme en 2016….

Prenez bien soin de vous.

A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine….

Le mois de novembre est le mois idéal pour les nouvelles plantations. Dès lors, pourquoi s’en priver. Donc, direction la pépinière pour quelques achats. Sur ma liste quelques chouchous que j’espére bien trouver…Arrivée sur place, je suis comme un enfant dans un magasin de jouets. J’ai ma liste mais il y a tellement de merveilles que j’ai envie de tout voir. Bien décidée à être comblée, je prends mon temps, regarde les étiquettes car sans feuilles pas facile de s’y retrouver. Mais finalement, je suis raisonnable et je me tiens à ce qui est noté sur mon bout de papier. Toutes les plantes que j’avais inscrites sont de stock. Après avoir fait la visite complète de la pépinière. Je me décide et commence mes achats. Mes chouchous sautent dans mon caddy. A partir de là, tout s’accélère….Vite rentrer à la maison. Vite commencer à planter puisque le temps est plutôt correct et que les trous sont prêts…. Tellement vite que j’en ai oublié de faire une photo de mes achats. Pas grave…De toute façon, sans feuillage cela ne donnerait rien. (les excuses sont faites pour s’en servir !).  Afin que vous puissiez avoir une idée de ce que cela donnera à la bonne saison,  je vais me servir du net pour vous décrire mes achats.

Le premier qui croise mon caddy est le Clérodendron trichotomum qui est également appelé « arbre du clergé ». Le Clérodendron est originaire de Chine et du Japon. La floraison a lieu en fin d’été. Les fleurs sont blanches et parfumées. Elles sont suivies de baies décoratives bleues.

 

Une autre merveille. Le Stachyurus chinensis. Cet arbuste a une croissance rapide. Ses tiges sont gracieuses et d’un rouge violacé lorsqu’elles sont jeunes. Les fleurs en clochettes d’un jaune pâle sont réunies en grappes et apparaissent au printemps avant les feuilles.

Troisième achat. Le Rostrinucula dependens. Le Rostrinucula est un arbuste peu connu. Ses principaux attraits sont sa floraison tardive et la forme de ses fleurs. Les premières fleurs apparaissent en fin d’été. Elles sont parfumées et retombantes. Leur couleur est d’un rose-lavande. La souche supporte des températures allant jusqu’à -15°. Par contre, si le gel est trop fort, les parties aériennes meurent mais de nouveaux rejets sont émis à partir de la souche au printemps.  Les fleurs se développant sur les pousses de l’année, un recépage ne perturbe en rien la floraison.

Le bien connu Desmodium penduliflorum (Lezpedeza Thunbergii) qui est un sous-arbrisseau. Lui aussi a une floraison tardive qui rappelle celle du pois de senteur. Ses rameaux sont arqués et se couvrent de fleurs pourpre-violacée en grappes. Il perd ses rameaux dans les endroits où les températures sont trop basses mais repart vigoureusement de la base à partir du mois de mai.

       

Le Syringa persica  « laciniata ». Le lilas de Perse possède un feuillage découpé ce qui lui confère une allure fine et légère. Il ne ressemble que très peu au lilas commun. Ses fleurs sont d’un bleu-mauve et sont parfumées.

    

Celui que je voulais absolument….Le Chionanthus virginicus aussi appelé arbre à neige. Il est originaire de l’est des Etats-Unis. Il produit de longues panicules de fleurs blanches et parfumées. Elles sont suivies de fruits noir-bleuté.


Et pour terminer….Le Fothergilla major « Blue shadow ». Là, c’est un second essai. J’en avais planté un l’automne dernier. Mais je pense qu’il était trop petit (30 cm) pour passer l’hiver. Mon nouvel achat est plus développé (environ 80 cm). L’intérêt principal de cet arbuste est son feuillage oval d’un bleu acier. En avril-mai, il produit des fleurs parfumées en goupillons blanc-crème. En automne, les couleurs des feuilles sont superbes.

         

Voilà pour la première partie de mes achats. D’autres billets suivront. Cette semaine, j’ai reçu mes commandes de Promesse de fleurs et le Lottum. Pour ne pas vous saouler, je ferai d’autres articles.

En attendant, je vous souhaite à tous une excellente semaine.

 

 

Profitons, profitons….

Comme beaucoup de monde, je me sens impuissante, triste, révoltée face aux événements de ces derniers jours. Comment peut-on ôter la vie sans plus de formalités. J’ai beau réfléchir, retourner le problème dans tous les sens, aucune réponse ne me vient. Mes pensées vont tout droit vers ces personnes décédées, vers celles qui luttent pour survivre, vers leur famille, leurs amis.

Heureusement, que nous avons des passions qui nous aident à nous changer les idées, à nous occuper l’esprit. Pour moi, le jardinage est une aide précieuse pour faire face aux aléas de le vie.

Les températures exceptionnellement douces de ces dernières semaines nous permettent de profiter encore de belles floraisons. Ce n’est pas chaque année, que j’ai la chance d’avoir un jardin  aussi fleuri en octobre-novembre. Bien souvent, le gel a déjà fait son apparition et anéhanti les fleurs qui voulaient s’épanouir. Donc cette année, j’en profite un maximum. D’autant plus que les madames météo belges annoncent un changement radical du côté du temps. Cette fois, l’automne devrait faire vraiment son apparition.

Jusqu’à présent, seuls mes dahlias ont gelé. Les deux ou trois légères gelées que nous avons eu il y a quelques semaines ont noirci le feuillage.

Heureusement, exceptées ces quelques gelées, le temps nous a gâté et a épargné les autres plantes un peu moins sensibles. De belles floraisons se mélangent donc aux beaux feuillages automnaux.

Malgré toutes ces floraisons, je ne suis pas totalement satisfaite. Comme vous le savez tous, l’insatisfaction est bien souvent un trait de caractère propre aux jardiniers….Bien entendu, je ne déroge pas à la règle. Des modifications vont donc avoir lieu. Je trouve que mon jardin manque cruellement d’Asters. Les Asters sont importants pour meubler le jardin en arrière-saison. Donc….je vais tenter de remédier à ce « problème ».

En attendant, profitons du moment présent….

Tout d’abord, un petit clin d’oeil à Malo qui a attisé ma curiosité en postant un article où elle nous montrait le beau feuillage du Cotinus. Je n’avais jamais fait attention à la beauté de ce feuillage automnal. Direction le jardin…et découverte…Heureusement, il me reste un Cotinus avec des feuilles. Les autres plus exposés au vent sont déjà complètement nus.

Le feuillage de l’Hydrangéa Quercifolia Snow Queen

Les Bleuets

Le pois de senteur annuel.

L’incontournable géranium Rozanne. Seules les fortes gelées vont stopper sa floraison.

Un peu de soleil avec les fleurs du Millepertuis.

Les lavatères arbustives. Roséa et Barnsley. En fleurs depuis juin sans interruption.

La lavatère annuelle.

Les Leucanthémums  qui ont été recoupés en juillet après leur première floraison. Les voici de retour. Certes, ils ne sont pas bien haut. 40 cm au lieu du mètre de cet été. Aucune importance. Ils apportent une belle touche de lumière et c’est bien là le principal…

L’Achilée

Le rosier Bonica.

New Dawn. En pleine forme cette année.

Guirlande d’Amour

Le rosier Time Past.

Jubilee Célébration. Un nouveau venu. Il a pris place au jardin ce printemps.

Snow Ballet

Tapis volant

Super Dorothy

Ballerina

Cerise sur le gâteau. Ma première fleur d’Hellébore.

Dans mon précédent article, je vous ai montré les vues sur la forêt que j’avais de ma terrasse. Cette fois, je vous emmène dans le fond du jardin, dans le sous-bois. La vue y est totalement différente. De la terrasse, la forêt donne l’impression d’être en prolongation immédiate avec le jardin. En fait, il n’en est rien. La rivière fait la limite entre notre jardin et plusieurs hectares de terres appartenant au fermier du village. Derrière les prairies, passe une route et de l’autre côté de la route débute la forêt.

Bises à tous.

 

 

 

 

Teintes automnales (épisode deux….)

Cette année, je trouve l’automne particulièrement beau. Le fait d’avoir créé le blog me rend beaucoup plus réceptive à  ce qui se passe au jardin. Auparavant, je pense que je voyais mon jardin plutôt par habitude sans être vraiment attentive aux changements.

Les journées plus douces et plus ensoleillées m’ont attirée comme un aimant vers l’extérieur. Je suis reboostée et mon hibernation est mise entre parenthèse….J’enfile donc mes bottes. Pas le choix, l’herbe reste humide une grande partie de la journée…Mais pas besoin de gros pull, d’écharpe…Simplement, ne pas oublier l’ Apn .  Que du bonheur. Bonheur que j’ai envie de partager. Si cela vous dit, je vous emmène…

Mon premier arrêt est pour ce petit massif. Il est au centre de la partie supérieure du jardin.  Le Koelreutéria Paniculata, les rosiers Bonica et sur la droite, le Cornouiller des Pagodes. Cette année, la remontée des rosiers est vraiment superbe.

Le Cornouiller des Pagodes  tarde à prendre ses teintes automnales. Les feuilles tombent sans passer par la case « superbes colorations ».  Une partie se colore mais sans plus…Dommage.

Etape suivante….  Mon regard est attiré par le hêtre pourpre qui est complètement métamorphosé. Il a échangé son beau feuillage pourpre contre un feuillage doré. A droite l’Acer Négundo qui lui est déjà complètement nu. A gauche, l’Acer Palmatum.

Non loin de là, se trouvent le Saule pleureur, le Châtaignier, le Noisetier pourpre et à l’avant-plan, le Liquidambar encore bien vert. J’ai hâte qu’il prenne ses teintes automnales.

Les trésors du châtaignier qui jonchent le sol. Des feuilles par milliers, des châtaignes par centaines….

Direction le fond du jardin, auprès de la mare. Là, se dresse fièrement le Tilleul.

Je ne sais où donner du regard….Je me dirige vers le deuxième niveau.

Des feuilles encore des feuilles. Des feuilles partout….Du ramassage en vue…

Des feuilles qui font le bonheur des poules qui aiment gratouiller à la recherche d’insectes, d’oeufs de limaces…

Le Cotonéaster et le Cotinus

Le feuillage des Astilbes et des Géraniums Macrorrhizum

Retour vers le sous-bois. Les Hostas. Certains ont encore de belles feuilles colorées. D’autres, ont déjà subi les ravages des légères gelées qui ont fait leur apparition il y a quelques semaines.

Je me balade sans ligne directrice. Quelques pas à droite, quelques pas à gauche. Je monte, je redescends…Me voici près de l’abri de jardin et découvre les Cimicifugas. Le feuillage est déjà complètement brun mais les fleurs sont superbes.

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.Là, j’arrive auprès du massif au pied du kiosque en bois.

A nouveau, le sous-bois m’attire. Sur la droite, en contre-bas, on aperçoit à travers le feuillage, la rivière.

Lentement mais sûrement, je reviens sur mes pas et regagne la partie supérieure. De belles tonalités également du côté des graminées

Je redescends….J’avais presque oublié d’aller voir les arbustes plantés le long de la roseraie…

De retour à,la maison, je décide de prendre un thé sur la terrasse. J’adore ce décor automnal. Il y a deux semaines, je vous ai  posté des vues de la forêt. En quelques jours, les couleurs ont évolué. Je ne résiste pas au plaisir de partager à nouveau avec vous ce paysage qui change pratiquement de jour en jour.

 

Bonne semaine.à tous.

 

 

 

 

Teintes automnales

Cette fois, nous y sommes. Où ?  Eh bien en automne pardi !  Il est bien là avec son florilège de belles couleurs, son temps humide, nuageux, brumeux et frais.  Du jaune, de l’orange, du rouge, de l’or….des nuances qui nous offrent des paysages sublimes et éphémères. D’une semaine à l’autre, le paysage est différent. Il faut donc en profiter.

Les travaux de jardinage sont un peu en stand-by pour moi. Il fait trop humide et trop froid à mon goût. Oui, je sais, c’est pourtant le bon moment pour les plantations. Mais bon, j’attends et j’espère des jours un peu plus ensoleillés qui devraient me motiver. En attendant, mes achats patientent dans leurs pots. Je vous admire amis blogueurs(ses) lorsque  vous relatez tous vos travaux. Vous êtes bien plus courageux et motivés que moi….Mais bon, je sais que la première journée bien ensoleillée va m’entraîner à l’extérieur et me donner le peps nécessaire pour effectuer mes travaux.

En attendant, je ne peux résister à l’envie de vous montrer la vue que j’ai en ce moment de ma terrasse.

Voici donc quelques clichés pris ce matin.

A l’avant-plan, les arbres et arbustes de mon jardin. A l’arrière-plan, la forêt….sous la brume.

Le deuxième niveau du jardin. Le potager avec la serre. Toujours en toile de fond, la forêt.

Une vue prise du côté droit. Les traces dans la pelouse sont dues au quad. Mon mari et mon fils effectuent des travaux dans le fond du jardin et circulent donc beaucoup. Bien entendu….en quad….c’est plus marrant !

Encore le côté droit avec à nouveau la forêt.

Côté droit avec l’érable et un des chênes d’Amérique qui affleurent la terrasse. C’est pourquoi ils ont été raccourcis il y a peu….

Toujours à droite.

Ici, nous sommes du côté gauche avec une parcelle divisée en quatre parties.

Dans les deux parcelles du fond, je plante chaque année mes dahlias mélangés aux graminées.

La parcelle du kiosque en bois est consacrée à quelques rosiers et quelques pivoines.

La dernière parcelle est plantée de lavandes et de rosiers polyanthas rouges. Lors de notre installation dans la maison, ces rosiers étaient près de la porte d’entrée. Ils y sont restés quelques années. Ensuite, nous avons complètement modifié l’entrée  et je ne savais que faire de ces rosiers rouges. Je n’ai pas pu me résoudre à les jeter et les ai donc transférés dans cette partie en attendant….Finalement, ils sont restés à cet endroit et l’effet est plutôt agréable. En tout cas, il plait beaucoup aux personnes qui visitent le jardin. Un Monsieur qui souhaitait reproduire la scène chez lui, m’a même demandé de lui bouturer une vingtaine de ces rosiers qui lui rappelaient ceux du jardin de sa grand-mère.

La pièce d’eau qui se situe le plus près de la maison. C’est dans celle-ci que nous avons nos carpes japonaises.

Bonne semaine à vous.

Les cinq floraisons blanches du moment

Marie-Claude nous propose de poster cinq floraisons blanches présentes en ce moment au jardin. Avec un peu de retard, voici donc ma participation.

Un Aster ?

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Le Cosmos

L’Anaphalis triplineris

Le Viburnum plicatum Watanabee qui n’a pas encore de colorations automnales.

Et pour terminer une rose que je vous recommande. Elle est d’une facilité….. Ce rosier s’adapte à tous les aléas climatiques. Jamais malade, des fleurs qui supportent bien la chaleur, la pluie… En fleurs sans arrêt depuis juin. Quand je vous dis sans arrêt, c’est réellement sans arrêt.  Pas une fleur de temps à autre. Non de nombreux bouquets toute la saison. Même en cette fin d’octobre, les fleurs sont toujours là malgré les petites gelées qui ont déjà fait leur apparition dans ma région. Le bouton est légèrement rosé et au fur et à mesure que la fleur s’épanouit, la blancheur s’installe. Un seul bémol peut-être pour certains d’entre-vous…. Elle n’est pas parfumée.

Voici le rosier Carte blanche.

En vrac…Hydrangéa Paniculata Phantom, Lanarth White, Perle d’automne. C’est leur premier automne au jardin. Je trouve que leurs colorations automnales se font attendre…. Astrance, Aster Automne Snow et Anémone

Bonne semaine à vous tous.

 

 

 

 

Nouvelle maison….

Depuis que nous habitons notre maison, nous avons toujours eu des poules. Autant vous dire que notre poulailler fait partie des ancêtres….Il devenait urgent de le moderniser car au fil des années, il a subi des réparations de fortune. Vite un morceau de planche par ici, un clou par là, un renfort à droite, un autre à gauche….Soit…. des rustines. Mais rassurez-vous, nos poules ne manquaient de rien….Elles étaient bien protégées des prédateurs, bien nourries, bien abreuvées…C’est juste que l’hôtel avait perdu ses étoiles…..Heureusement, elles n’ont pas la même vision des choses que nous en ce qui concerne l’esthétique. Allez, je me lance et vous montre le chancre.

Le nouveau poulailler n’est plus à cet endroit car un autre projet est en cours de méditation…Je vous en parlerai plus tard….Bref revenons-en au poulailler. Tout comme l’ancien, le nouveau a été construit dans le fond du verger mais cette fois, le long de la haie qui nous sépare du voisin et de la haie qui entoure le tas de compost.

Toute l’ossature bois a été confectionnée « maison ». Pour ce faire, ma moitié et mon cadet ont construit une scie mobile. Ils avaient vu le modèle lors des journées consacrées au matériel forestier de la foire agricole de Libramont. Une foire très importante dans ma région qui draine un monde incroyable. Mais le matériel présenté lors de ces journées est vendu à des prix astronomiques….Ce qui  les a conforté dans leur projet de créer la scie eux-mêmes.

Voici l’engin. Les poteaux et les planches sont découpées à partir de troncs d’arbres. Le tronc est posé sur la scie et coupé avec la tronçonneuse. Des guides permettent de découper des poteaux ou des planches de différentes épaisseurs.

Voilà…le tronc transformé en poteau….

Le principe est le même pour la découpe des planches. Il suffit de régler les guides…

Une fois les planches et les poteaux découpés, le construction du poulailler peut commencer. Bien entendu, pour compliquer les choses, le sol présente un grand dénivellé. Un terrassement s’impose. La hauteur du poulailler a été étudiée pour ne pas dépasser la haie afin de ne pas gêner les voisins. Même si ils n’occupent pas souvent leur maison de vacances, nous ne voulons pas les déranger.

Mon fils a confectionné les portes avec des barres de fer plat et du grillage à béton de petite section.

Comme le poulailler est de bonnes dimensions (6m x 3m)  nous avons pris la décision d’accueillir cinq poules supplémentaires. A une vingtaine de kilomètres de chez nous, il y a un élevage intensif de poules pondeuses. Après être restées une année entière enfermées sans jamais voir  la lumière du jour ni le moindre brin d’herbe, elles sont conduites à l’abattoir ou revendues aux particuliers qui le souhaitent. Cette année, nous avons donc décidé d’en sauver cinq. Une goutte d’eau dans un océan…Mais bon…

Les pauvres bêtes ne savent pas ce que représente la vie à l’extérieur. Il faut les pousser hors du poulailler. Même avec la porte grande ouverte, elles ne mettent pas le bec dehors. Alors que nos poules se réjouissent d’être dans l’herbe pour picorer, gratter….Les nouvelles se demandent ce qu’elles doivent faire avec toute cette verdure et ces insectes qui grouillent. Dans quelques jours, elles devraient avoir pris leurs aises et avoir trouver le goût de picorer et de se balader.

Voici l’état dans lequel elles se trouvent après une année passée dans leur élevage. Maigres et déplumées…Résultat d’une trop grande promiscuité. Elles font pitié. Dans quelques semaines, elles devraient avoir repris du poil, non des plumes de la bête.

Voici les nôtres. Pourtant bien plus âgées…Certaines ont trois ans…

Bonne semaine à tous.

 

Jardin en chantier….

Il y a une bonne dizaine d’années, lors de la construction de la terrasse, nous avions voulu avoir de l’intimité en été lorsque nous prenions nos repas à l’extérieur. De ce fait, afin que nos gentils voisins n’aient pas une vue plongeante sur la terrasse, nous avions décidé de planter de grands arbres. Notre choix s’était porté tout simplement sur des bouleaux et des chênes d’Amérique. Mais au fil des années, ils ont poussé, poussé… très très hauts. Dépassant allègrement  le pignon de la maison avec tous les risques qu’une telle situation comporte….Donc, il était grand temps d’agir. La décision fut prise….Plus question de reporter le travail à l’année prochaine. Une bonne taille s’impose.

Pas question de grimper à une telle hauteur sans prendre toutes les précautions nécessaires. Heureusement, nous avons tout le matériel sécurisé pour effectuer un tel travail.

C’est notre plus jeune fils qui se fait un plaisir de jouer à l’élagueur-grimpeur.

Un premier bouleau est taillé….

Là, de l’aide est bien utile. Celui-ci se présente mal. Il aurait tendance à tomber du côté de la maison. Du renfort arrive….Mes deux autres fils et ma moitié sont là pour un bon coup de mains.

Tous est bien qui finit bien….Aucun souci. Mes hommes ont géré la situation de mains de maîtres. Les branches sont ramassées et mises en tas pour le broyage.

Cette fois, le pignon est dégagé tout en gardant suffisamment de branches afin que l’été prochain nous gardions notre intimité lorsque nous occuperons la terrasse.

Le terrain se nettoie progressivement. Les branches sont broyées et me donnent du BRF. Super…

Octobre 2015, sera un mois de gros travaux « Aux quatre mains ». Lors d’un prochain article, je vous parlerai poulailler….

Bonne semaine à tous.

A bientôt.