Fin d’été…

 

Voilà bien longtemps que je n’ai rien publié. L’été va bientôt tirer sa révérence et il est donc temps de faire un petit bilan de cette saison qui se termine.

Comme d’habitude, je cours après le temps et il me file souvent entre les doigts. De plus, les belles journées ensoleillées que nous avons connues ces dernières semaines, ne m’ont guère incitée à m’installer devant l’écran d’ordinateur.

L’été a été superbe. J’apprécie beaucoup ces journées lumineuses, les barbecues avec les enfants et amis, les longues soirées en famille sur la terrasse. Bref, pour moi qui aime la chaleur, c’est le bonheur.

Le jardin par contre apprécie un peu moins les journées caniculaires. Il est vrai qu’il n’est pas vraiment habitué à un tel régime.

Si le désherbage et les tontes de gazon ont été limités au minimum, le temps gagné de ce côté à dû être distribué différemment. Devinez  comment…..Je pense que la réponse n’est pas difficile à trouver…Les arrosages.

Mon mari et moi avons consacré un paquet d’heures à cette tâche. Lui pour sauver son potager et moi pour sauver mes massifs.

Mais malgré, cela, je me sens privilégiée car j’ai pu arroser et maintenir les plantes en vie. La rivière qui coule au fond du jardin et le puits nous ont été d’une grande aide. Toutefois, mes pensées vont vers  les propriétaires de jardin qui n’ont pas cette chance et qui de ce fait ont vu leurs plantes sécher sur place. Je pense à Nikky qui habite à quelques kilomètres de chez moi et qui estime les pertes à 80%. Quand j’ai lu son article, ce chiffre m’a fait froid dans le dos et j’ai eu un pincement au coeur.

La pluie et une forte baisse des températures sont annoncés pour le weekend. Même si pour une fois, je me réjouis du retour de la pluie, je pense qu’il peut pleuvoir pendant des jours et des jours avant que la terre en profite favorablement. Situation à suivre.

Si nous avons pu abreuver les massifs, impossible de combler le manque d’eau dans les bassins. La situation est dramatique. Jamais les niveaux n’ont été aussi bas.

Dans l’étang,  plus aucun poisson. Les carpes et les ides ont disparu. Le manque d’eau facilite grandement la pêche pour les hérons qui s’en donnent à coeur joie.

Le niveau a baissé de 60 cms. Si cela continue, mes nénuphars ne feront plus partie des plantes aquatiques. Cette année, ils sont vraiment riquiqui.

Dans le bassin près de la maison, la situation est identique sauf que les carpes et poissons rouges sont toujours là malgré le niveau d’eau très bas. Le fait que le bassin soit près de la maison dissuade les hérons. Ils préfèrent la tranquillité de l’étang situé dans le fond du jardin. Dans ce bassin, les nénuphars se portent bien.

Dans les massifs,  la situation est bien différente, pas catastrophique. Les hydrangéas sont de grands assoiffés. Ils sont les premiers à montrer des signes de faiblesse lorsque l’eau vient à manquer.  Actuellement, les paniculatas se parent de belles teintes automnales.

Diamant rouge

Early Sensation

Au fil du temps, mes goûts et la vision que j’ai de mon jardin ont évolué. Je me suis rendue compte que j’avais commis l’erreur de baser mes floraisons majoritairement sur le mois de juin. Depuis 2 ans, je remédie à « ce problème » et petit à petit, j’introduis dans mes massifs des plantes qui me gratifient de belles floraisons automnales. Bien entendu, les asters font partie du lot. Certains sont déjà bien en fleurs, d’autres pas encore.

Pour l’instant….Marie Ballard. J’adore ce bleu.

Aster Violetta

Un Aster inconnu qui s’étale à une vitesse incroyable. Il est d’un joli bleu pas du tout mis en évidence par les photos.

Celui-ci, j’ai perdu l’étiquette :)

Un blanc que j’ai acheté l’automne dernier. Il n’avait pas de nom mais la hauteur renseignée était de 30 cms. Surprise, cette année, il culmine à 1,20 m :)

Aster Marina Wolkonsky. Il me plait moins. Mais bon, je vais attendre qu’il s’étoffe. Peut-être que le rendu sera différent lorsqu’il formera une belle masse.

Aster  Little Carlow

L’automne offre également de belles associations. Le céanothus « Gloire de Versailles » et l’anémone « Honorine Jobert » .

Un rosier qui  m’a été offert et dont je ne connais pas le nom, la lavatère annuelle « Mont Blanc » et le géranium « Rozanne ».

Verveine de Buenos Aires, cléomes et lavatère arbustive « Barnsley »

Malus « Everest », verveine de Buenos Aires et aster blanc

Les beaux feuillages ne sont pas en reste.

L’Euonymus Alatus est flamboyant.

L’Hamamélis commence tout doucement a prendre de belles teintes lumineuses.

Le feuillage des Catalpas a encore sa belle teinte d’été. Par contre, ils nous offrent déjà leurs belles gousses.

Le Lespédéza Thunbergii attire toujours le regard des visiteurs. C’est une plante très facile à vivre qui offre des cascades de fleurs à partir du mois de septembre. Il fait partie de la famille des fabacées et est originaire de Chine et du Japon. Il est rabattu chaque printemps et en quelques mois, les nouvelles branches atteignent 1,5 m à 2 m de hauteur et ploient sous le poids des fleurs qui ressemblent fortement à celle des petits pois.

Au verger, l’absence de gelées printanières a permis une bonne pollinisation. Les pommiers croulent sous le poids des fruits. Certaines branches demandent un peu d’aide. Nous avons donc installé des tuteurs. Mais cela ne suffit pas….

Bonne fin de semaine à tous. A bientôt.