La valse des hydrangéas.

Le mois de juin s’en est allé. Les rosiers s’essoufflent lentement mais sûrement. ceci n’est que temporaire puisqu’ils reviendront bientôt avec une nouvelle floraison. En tout cas, je l’espère… Si la sécheresse perdure, les fleurs risquent d’apparaître avec parcimonie.

Le jardin commence à souffrir du manque de pluie. Mais il n’est pas monotone pour autant. Les vivaces et les nombreux hydrangéas sont bien là et assurent une belle présence. Au fil des années, les achats se sont intensifiés et actuellement, les hydrangéas sont en nombre. Ils ont pris de belles ampleurs et assurent le spectacle. Toutefois, il faut bien avouer….Cette année, ils survivent grâce aux arrosages ponctuels que nous leur administrons.

Un des premiers plantés est l’hydrangéa arborescens Annabelle. C’est la variété la plus connue et la plus répandue dans les jardins. A l’heure actuelle, il peut paraître tellement banal face à toutes les nouveautés qui font leur apparition dans les pépinières. Peu importe, je l’apprécie et il est tellement facile à vivre. La floraison est garantie chaque année contrairement aux macrophyllas qui subissent souvent les assauts des gelées printanières qui de ce fait nous privent de fleurs.

Le jardin accueille également de nombreux hydrangéas paniculatas. L’un d’entre-eux est Phantom. C’est un bel arbuste d’environ 2 m de haut qui se maintient bien grâce à ses tiges épaisses qui soutiennent sans problème les énormes inflorescences.

Wim’s red est également un paniculata. Il est issu d’un croisement entre Pink Diamond et Dharuma. Ses fleurs ont une forme assez élancée. Il fleurit à la fois sur les branches de l’année précédente et sur celles de l’année.

Early sensation tout comme Wim’s red est issu également d’un croisement entre Pink Diamond et Dharuma. Ses panicules sont plutôt aplaties comme celles de Dharuma. En fanant, les fleurs et les feuilles deviennent bien rouges en automne.

Encore un hydrangéa que j’adore…..Le serrata Spreading Beauty. Il fait plutôt partie des arbustes nains. Il a un port tapissant. Il ne dépasse pas les 40 cms de haut mais par contre prend de la largeur.

Le macrophylla Bloomstar est un petit nouveau. Chez moi, ses grosses fleurs sphériques s’affichent en un joyeux mélange de rose et de bleu lavande. Il est capable de former ses fleurs sur le bois de l’année mais également sur celui de l’année précédente. Ce qui est un avantage pour moi étant donné le climat de ma région qui hypothèque souvent la floraison des macrophyllas.

Celui-ci est un des premiers hydrangéas que j’ai introduit au jardin. Un de ces hydrangéas vendus en grande surface pour quelques pièces.

Encore un inconnu. Celui-ci est blanc légèrement bleuté.

Un autre serrata…..Verlee. Thierry de Ryckel (pépiniériste belge spécialisé dans les hydrangéas) conseille de le traiter à l’alumine pour lui garder sa couleur bleue. Chez moi, ce n’est pas nécessaire. Il a été planté dans une ancienne sapinière et la terre doit être suffisamment acide puisqu’il déploie ses belles inflorescences dans une belle tonalité de bleu sans ajout d’alumine.

Tout comme Annabelle, mais moins connu, Glabrata fait partie des arborescens. Ses fleurs ont un pouvoir mellifère et donnent un petit air sauvage au jardin. Elles sont bien dégagées du feuillage et sont odorantes. Il apprécie l’ombre clair des grands arbres. Je l’ai accompagné de Verveines de Buenos aires.

Hayes Starburst est également une valeur sûre. Il a une allure champêtre et fait partie des arborescens. Ses inflorescences sont de forme aplatie et de couleur crème.

Encore un Arborescens. Il s’agit de Bella Anna qui en fait est une amélioration de Invicibelle. Son port est compact et il est de meilleure tenue et sa floraison est plus soutenue qu’Invicibelle.

Voici Invicibelle.

Certes les hydrangéas font le show en ce moment. Mais ils ne sont pas les seuls à tenir la vedette.

Les Lavatères arbustives font également partie de mes plantes préférées. Elles sont en fleurs sans discontinuer jusqu’aux gelées. Leur durée de vie n’est pas très longue. Trois ou 4 années au grand maximum. Mais elles se bouturent très facilement. Je les multiplie donc chaque année pour remplacer celles qui ne réapparaissent pas au printemps.

Lavatère Barnsley

La Lavatère roséa

La Clématite Prince Charles est en fleurs depuis presque un mois.

Les Scabieuses et les Gauras s’entremêlent et offrent une belle association.

Quelques vues des massifs situés le long du sous-bois.

Je vous donne rendez-vous assez vite pour la suite de la présentation des Hydrangéas et de leurs compagnes.

Profitez-bien de ces belles journées ensoleillées.

A bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

Quel week-end …..

 

Ce week-end, notre jardin a ouvert ses portes aux amoureux des jardins. Cette année, le temps était également de la partie.  Pas de pluie. Pas de températures caniculaires. Un temps idéal.

Pour l’occasion, la tonnelle a à nouveau été dépliée et mes fils et belles-filles mis à contribution pour gérer les entrées. Je tiens d’ailleurs à les remercier d’avoir accepter de remplir à tour de rôle cette tâche. Car il faut bien le reconnaître, sans leur présence, l’organisation de telles journées serait nettement plus compliquée.

Bien entendu, Bandy était également de la partie. Une petite sieste pour recharger les batteries avant de partir à la rencontre des visiteurs. Et les jeunes….Ils peuvent difficilement se passer de leur Gsm. Vite un dernier coup d’oeil aux messages reçus avant l’arrivée des visiteurs.

Rapidement, la rue de la Vallée est envahie de voitures. Les premiers visiteurs arrivent. Je pense que cette journée a dû quelque peu troubler la quiétude du quartier. Le va-et-vient des voitures, les portes qui claquent etc,…Mes voisins ne sont pas habitués à autant de bruit. Je tiens à m’en excuser et à les remercier pour leur patience. Apparemment, aucun d’entre-eux n’a émis de réticence et ont gentiment accepté que les visiteurs stationnent devant chez eux. Tout le monde a été conciliant. Merci beaucoup.

J’apprécie toujours beaucoup ces journées pleines d’échanges, de contacts, de convivialité, de belles rencontres et de belles surprises.

L’édition de 2017, m’avait permis de renouer des contacts avec une ancienne voisine d’enfance.

Cette année, la surprise est venue du blog. J’ai eu le plaisir de faire la rencontre de Nikky du blog http://souslecielardennais. Nous habitons à quelques kilomètres, et communiquons virtuellement par blog interposé depuis un bon moment. Jamais nous ne nous étions rencontrées « en vraie ». Eh bien cette fois, ça y est. En plus, elle m’ a apporté un joli petit présent que j’adore et qui a directement trouvé sa place au jardin.  Merci Nikky.

Un seul regret. La rencontre a été trop courte et je n’avais même pas mon apn avec moi pour immortaliser ce moment. De plus, nos conversations ont parfois été interrompues  par des visiteurs avides de renseignements.  J’aurais bien aimé passer plus de temps avec elle. Mais tout n’est pas perdu….Elle m’a promis de revenir. Nikky je t’attends…Nous pourrons prendre le temps de bavarder à notre aise.

La sieste est terminée pour Bandy. Il a vu les premières voitures arriver et s’est empressé de descendre au jardin. Il attend les visiteurs qui sont parfois accompagnés de leur compagnon à quatre pattes. Il adore. De belles rencontres pour lui également :)

Je ne peux conclure cet article sans remercier les personnes qui ont laissé une trace de leur passage dans notre livre d’or. Merci beaucoup à tous pour vos gentils messages, vos compliments et vos encouragements. Tous ces petits mots nous vont droit au coeur. Ils nous boostent et nous donnent l’envie de réitérer l’expérience en 2019.

 

 

 

Portes ouvertes

Cette année, nous vous invitons à partager notre passion pour le jardinage,  le samedi 23 juin de 13h à 19h et le dimanche 24 de 10h à 19h. Nos portes vous seront grandes ouvertes.

Entrée : 3€/pers. au profit d’une oeuvre. Gratuit pour les enfants en-dessous de 12 ans.

Adresse : rue de la Vallée 14 à 6953 Masbourg (Belgique)

Le dimanche 24 a également lieu le premier rallye des jardins de la province du Luxembourg.

Notre jardin ainsi que cinq autres ont été sélectionnés et ouvriront leurs portes. C’est l’occasion de découvrir notre jolie province. Voici la liste des jardins qu’il est possible de visiter.

Attention, ces jardins ne sont ouverts que le dimanche 24.

Les jardins du Florilège
rue des Aubépines 18 à 6600 Bastogne

http://www.jardin-florilège.eu

Le jardin présente une vaste collection de conifères nains. Plus de 2300 variétés parmi 4000 plantes au total.

Erlonfouet
Erlonfouet 8 à 6800 Remagne (voir Erlonfouet)

Dans les parterres et les sous-bois vous pourrez découvrir 700 rosiers et un grand arboretum.

Le Bouillon blanc
rue Saint-Lambert 65 à 6832 Sensenruth. Ouvert également le samedi 23…

http://www.bouillonblanc.be

Graminées, bambous, rhododendrons,hydrangéas, rosiers et vivaces cohabitent et organisent un joyeux désordre.

Ferme d’Azy
Azy  36 à 6824 Chassepierre

(voir ferme d’Azy)

On y trouve  une collection d’arbres et arbustes dans un arboretum de 19ha, plantés à partir de 1993.

L’Enclos
Voie de messe 16 à 6800 Sberchamps (Libramont)

(voir l’Enclos. Jardin d’exception)

40 ares installés à l’anglaise. Le jardin est composé d’une multitude de roses remontantes parmi des milliers de vivaces et arbustes à fleurs. Une composition artistique.

Bienvenue à tous.

 

 

 

En ce moment

En ce moment, le jardin est au mieux de sa forme. Les floraisons explosent. Dans ma région, la nature à même deux ou trois semaines d’avance par rapport à ce que l’on connait habituellement.

Bien entendu, les orages très fréquents mettent un peu à mal les rosiers. A peine le temps de profiter de leurs belles couleurs qu’il est temps de tailler les fleurs abîmées.

Si vous avez un peu de temps à tuer, suivez-moi….Je vous emmène faire un petit tour du propriétaire.

Sur la façade avant, un rosier liane très florifère mais à la floraison unique. Il rejoint ma liste d’inconnus…

Je l’apprécie tellement que je l’ai bouturé et en ai planté un autre exemplaire sur le côté droit de la maison.

Sur le côté gauche, c’est le Cornus Kousa qui explose

Un peu plus bas, le rosier Paul’s Himalayan Musk est fabuleux cette année. Il est parti à l’assaut du  noisetier et à même tendance à s’étaler chez les voisins.

IMG_2313 IMG_2311 - Copie

Non loin de là, le kiosque subit les assauts du rosier Guirlande rose et de Veilchenblau

Une fois la barrière franchie, sur le côté droit, les Géraniums sanguins sont au top et à présent jouent bien leur rôle de couvre-sol. Le talus est enfin bien meublé.

Un  peu plus bas, la première partie du jardin.

Un des derniers Rhododendrons à fleurir. Je ne connais pas son nom. Il est issu d’une bouture que l’on m’a offerte.

Dans les massifs, les vivaces sont de bonnes compagnes pour les rosiers. Les Digitales s’installent où bon leur semblent et aiment le changement de domicile. Elles changent fréquemment de lieu.

Ici, en compagnie des Géraniums pilostemon.

Avec les Marguerites. Pour être certaines d’avoir la vedette, elles se sont installées à l’avant plan.

Même comportement pour les Campanules à fleurs de pêcher. Elles sont même un brin envahissantes et m’obligent régulièrement à mettre de l’ordre dans les massifs.

Les Géraniums magnificum.

Les Astrances, je les adore. De vrais bijoux.

Les Catalpas sont toujours les derniers à offrir leur feuillage. Il y en a deux un vert et un plus jaune. La photo n’est pas très représentative de la différence. Dans peu de temps, ils devraient être couverts de fleurs qui ressemblent à la fleur d’orchidée.

Le Gléditsia Sunburst, les Hêtres pourpre, l’Acer Negundo Flamingo et l’Acer Palmatum.

Maintenant, direction la deuxième partie du jardin.

Les nouveaux massifs me donnent enfin satisfaction. Les plantes s’étoffent progressivement. Certes, il y a encore de la place et la tentation serait grande de la combler. Mais je vais essayer d’être raisonnable. Ne pas commettre les erreurs des débutants à savoir planter trop serré. Je sais par avance que je vais difficilement pouvoir me tenir à cette résolution :) et que les foires aux plantes d’automne ne seront que tentations…Bref, voici comment les massifs se présentent actuellement.

Direction le potager.

De belles promesses….Mais à protéger….car nous ne sommes pas les seuls à apprécier les groseilles.

Même traitement pour les fraisiers qui sont très productifs cette année.

Les pommes de terre. Encore bien vertes. Le mildiou n’a pas encore sévi.

Les haricots à rame, les oignons et les choux fleurs

Les haricots verts nains. « Nains » c’est ce qui était noté sur le paquet. Mais j’ai des doutes. Ils sont déjà bien hauts et ne semblent pas avoir envie de s’arrêter là.

Les courgettes. Les premières arrivent.

Les salades… Je vous entends déjà….Oui, il y en a beaucoup. Mais les enfants, ma maman,….et bien sûr les limaces viennent se servir. Les poules ne sont pas oubliées non plus. Lorsqu’une salade est prélevée, mon mari la remplace immédiatement.

A côté du potager, la tonnelle en fer forgé. Elle est garnie des rosiers New Dawn qui peinent pour atteindre le sommet. Par contre, les clématites Etoiles violette y arrivent aisément.

Bonne semaine à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un bon cru…

Le mois de mai s’éclipse tout doucement. Il est donc temps de faire le bilan des floraison de ce joli mois. Mai 2018 restera dans ma mémoire comme un bon cru. Dans ma région, il arrive fréquemment que le gel printanier anéantisse les floraisons. Rien de tout cela cette année. Bien au contraire. Tous les arbustes ont été bien généreux et m’ont offert leurs superbes couleurs. Après de longs mois de froid et de grisaille, les températures se sont quelque peu emballées et ont même été estivales certains jours. On ne va pas s’en plaindre, tout cela est bon pour le moral.

Les premiers jours de mai ont vu l’apogée des pommiers. Cette année, ils ont eu un temps idéal pour fleurir. Pas de gel, du soleil, très peu de pluie. Ce qui a permis une bonne pollinisation gage de belles récoltes automnales.

Les cerisiers du Japon Kanzan. Une merveille. Dommage que leur floraison soit si éphémère.

Les Syringas ont embaumé tout le jardin pendant au moins trois semaines.

Les Rhododendrons explosent les uns après les autres. Certains sont plus tardifs et ne seront à leur apogée qu’en juin.

Le Cornus Kousa qui m’avait gratifié de quelques fleurettes l’année dernière est nettement plus généreux cette année. Je regrette simplement sa couleur. La couleur tire plutôt vers le blanc alors qu’elle devrait être rose. Je pense que les chaleurs dignes d’un plein été ont plutôt effacé le rose.

L’Halésia Monticola ou arbre aux clochettes d’argent est une vraie merveille.

Le Fothergilla est un arbuste à croissance lente. Il est recouvert de pompons blancs hérissés. Il sera un peu plus discret durant l’été. Mais à l’automne, son feuillage se pare de couleurs étincelantes.

Le Viburnum Watanabee m’enchante.

Le Viburnum Plicatum Mariesii commence enfin à prendre de l’ampleur.

Les Viburnums Opulus présents en plusieurs exemplaires déploient leurs boules de neige.

Le Laburnum forme cette année une belle tache jaune.  Les grappes ne sont pas très grandes mais très nombreuses.

Le Cornus Pagoda est celui qui me ravit le plus cette année. Il a mis pas mal de temps avant de fleurir correctement. Précédemment, il avait tendance à ne fleurir que d’un seul côté.

Le Syringa macrophylla Superba est un lilas à petites feuilles. Ses branches sont arquées et la floraison remontante. Il fleurit après les Syringas vulgaris.

Le Neillia Affinis est aussi appelé fausse spirée rose. Son port est gracieux. Mais il faut l’avoir à l’oeil car il a tendance à dragonner et pourrait vite devenir envahissant. Une taille annuelle est également indispensable.

Durant ce mois, les arbustes ont été splendides. Mais ils ne sont pas seuls à assurer le spectacle. Les vivaces ne sont pas en reste. Les Ancolies se resèment dans les endroits les plus inattendus et modifient ainsi quelque peu l’organisation du jardin.

Les fleurs étoilées bleu lavande du phlox « Cloud of Perfume » dégage un délicieux parfum.

Les boules tout en rondeur des Aulx d’ornement sont de toute beauté et assurent une belle présence.

Les pivoines et les Iris s’épanouissent les uns après les autres.

Les Clématites ne sont pas en reste. Ce printemps, leur ampleur est incroyable. Je suis plutôt habituée à avoir des clématites qui ont du mal à prendre de la hauteur. Rien de tout cela cette année. Un vrai plaisir.

Nelly Mozer

Ville de Lyon

Hagley et Piilu

Snow Queen

????

Et enfin, les premières roses.  Aux quatre mains, le plus hâtif est Thérèse Bugnet.

Ce weekend s’annonce estival. Profitons-en.

Je vous dis à bientôt.

 

 

 

En vrac….

L’hiver semble enfin nous quitter. Il est vrai que cette année, il a pris son temps pour plier ses bagages. Le retour du soleil et des températures plus clémentes nous donnent des ailes. Les travaux de taille, de scarification, de désherbage….ont donc repris de façon énergique. Les machines sortent également de leur hibernation. Cette année, nous nous sommes focalisés sur la taille des arbustes. Certains avaient été un peu « oubliés » au fil des années et avaient besoin d’une bonne remise en forme. Bien entendu, toutes ces tailles laissent un tas phénoménal de branches à broyer. Voici un petit  aperçu de ce qui attend le broyeur. Inutile de vous montrer ce qui traîne un peu partout cela n’a aucun intérêt :)

Une première remorque de BRF. D’autres vont suivre. J’apprécie. Je considère le BRF comme de l’or pour mon jardin. Déjà, il me facilite la tâche du côté désherbage. Puis en se décomposant, il enrichit le sol.

La scarification est également un gros poste chez nous. Nous essayons de passer le scarificateur deux fois par an. Une fois au printemps et une fois à l’automne. Mais je dois bien avouer que quelques fois, le temps nous manque et que nous ne scarifions qu’une fois par an. Bref, cette année, mission accomplie. Une mission bien nécessaire car la mousse avait pris ses aises. La mousse va quant à elle rejoindre le tas de compost.

Pour fignoler le tout et ramasser ce qui traîne encore sur la pelouse, rien de tel qu’un petit coup de tondeuse. Le résultat est immédiat. Le jardin change immédiatement de visage.

Après tous ces travaux, place au plaisir et à la découverte du réveil de la nature. Premier arrêt, le sous bois. Les petites anémones blanches réapparaissent fidèlement chaque printemps.

Les jonquilles quant à elles, tirent déjà leur révérence.

Les hostas que j’ai hâte de voir en feuilles. Je croise les doigts pour que le gel les épargne cette année.

Aux alentours de la maison, les couleurs printanières égayent les journées moins ensoleillées. Les narcisses sont épargnés par les rongeurs et de ce fait s’étoffent au fil des ans.

Les incontournables et champions de la floraison….les hellébores.

En vrac. Les anémones, les muscaris, les jacinthes…Pour ce qui est des tulipes, elles démarrent seulement leur floraison. De plus, les rongeurs s’en régalent régulièrement. J’en plante donc de moins en moins.

Cette année, j’ai anticipé la floraison des Epimédiums et ai pensé à couper le vieux feuillage avant l’apparition des fleurettes.

Les Pulsatilles

Le Stachyurus fleurit pour la première fois et m’offre ses adorables grappes de fleurs.

Un grand classique, le Forsytia qui a une belle présence printanière et se fait oublier le reste de la saison.

Deux arbustes à floraison printanière dont je ne saurais plus me passer. Les Magnolias Stellata. La version blanche est présente depuis plusieurs années. Le rose a été introduit au jardin au printemps 2017. Il n’est pas bien haut. Mais cela ne l’empêche pas d’être très généreux.

Encore un nouveau venu. Le Prunus. Juvénile lui aussi.

Encore un grand classique. Le Ribes Sanguineum

Cette année, mon Pieris est particulièrement beau.

Bonne semaine à tous. A bientôt pour d’autres découvertes.

 

 

De retour

Après une longue absence, me voici de retour.

Même si l’hiver n’a pas dit son dernier mot…. Ce matin le jardin est couvert d’un beau tapis blanc.  Mais malgré cela, je sens le printemps pointer à l’horizon et cela me donne à nouveau des ailes.

Avec les jours qui allongent tout doucement mais sûrement, les envies de plantes me reviennent. Pour cela le net est parfait. Une bonne tasse de thé, un ordinateur, un bon feu et en quelques clics, la commande est passée. Il n’y a plus qu’à attendre quelques jours et les petits trésors arrivent. Il faut bien l’avouer, c’est super pratique.

La semaine dernière, j’ai donc passé commande pour une vingtaine de rosiers.  J’ai décidé d’en remplacer quelques-uns qui sont plantés sur les arcades mais qui végètent depuis deux ou trois ans sans que je sache vraiment pourquoi d’ailleurs. Ils vont donc être déplacés et mis aux soins intensifs dans un coin du jardin et on verra si ils reprennent du poil de la bête.

Mais bon, lors de mes lectures jardinesques, j’ai appris qu’il n’est pas si simple de remplacer un rosier par un autre rosier. Il est fortement recommandé de remplacer la terre sur une bonne profondeur. Pfff. Un sacré boulot lorsque les rosiers sont entourés de vivaces. Mais miracle, un produit pour faciliter la vie des jardiniers existe. Je l’ai donc commandé en même temps que mes rosiers.

Il s’agit du Rootgrow.

Ce produit vient d’Angleterre. Il est 100% naturel et donne la possibilité de replanter un rosier au même endroit sans creuser un énorme trou et sans remplacer la terre. En tout cas, c’est ce qui est annoncé!

Il suffit d’en mettre une petite dose dans le trou de plantation et de bien mettre les racines en contact avec le produit.

Le Rootgrow contient un mélange de champignons mycorhiziens. Ces champignons colonisent les racines des plantes en pénétrant dans les cellules et augmentent l’absorption des nutriments et de l’eau en formant un système racinaire secondaire.

Je vais donc tenter l’expérience avec mes nouveaux rosiers arrivés ce matin.

Six nouveaux rosiers vont prendre place sur les arcades en remplacement des deux Nahéma, deux Pierre de Ronsard et deux Penny Lane.

Les photos viennent du net.

Pour les arcades, mes choix se sont portés sur Blush Noisette, Blush Rambler et Sourire d’Orchidée.

Blush Noisette est un rosier bien remontant à la floraison généreuse en jolies grappes de petites fleurs roses semi-doubles virant au blanc.

Blush Rambler prendra également place sur les arcades. C’est un rosier sarmentueux, non remontant qui devrait crouler pendant environ un mois sous une floraison de beaux bouquets rose tendre semi-doubles et parfumés. Il est pratiquement inerme.

En troisième position, viennent deux rosiers Sourire d’Orchidée.  Sourire d’Orchidée est un rosier à fleurs simples d’un blanc nacré de rose. Il est réputé pour être très florifère, parfumé et très remontant. C’est une obtention française de 1985 de Paul Croix.

Les rosiers qui je vous présente maintenant, ne sont pas des grimpants. Ils vont prendre place dans les massifs au milieu des vivaces.

Alba Meidiland. C’est un polyantha. Un joli couvre-sol. Très vigoureux et résistant aux maladies. Ses branches sont souples et arquées. Ses feuilles sont sombres et ses fleurs sont petites, doubles et comme son nom l’indique, blanches. Son parfum est léger. Il supporte la mi-ombre.

Astrid Lindgren. Un rosier arbustif très remontant. Ses fleurs sont semi-doubles en forme de coupe d’un beau rose pastel.

Belle Isis. Un gallique. Un parent de Constance Spry que j’ai d’ailleurs sur mes arcades et dont j’apprécie l’odeur. Belle Isis devrait avoir le même parfum de myrrhe, être exempt de maladies et former un joli buisson aux petites fleurs rose chair. Tout comme Constance Spry, sa floraison est unique.

Bukavu. C’est un descendant du rosier Rush que j’ai également en plusieurs exemplaires au jardin et qui me donnent entière satisfaction. J’ose espérer qu’il en sera de même pour Bukavu.  Je ne l’ai jamais vu en fleurs. J’espère juste qu’il ne sera pas trop « rouge » :) ….Il a été créé par le rosiériste Louis Lens. Tout comme Rush, ses fleurs sont simples mais au coloris plus soutenu. Louis Lens l’a dédié à l’hôpital de Bukavu au Congo qui bénéficie des royalties sur les ventes.

Comtesse de Murinais. Il appartient à la famille des mousseux. Ses fleurs sont doubles, blanches en quartier et légèrement parfumées. Il n’est pas remontant.

Esprit d’Amour ou Europa Nostra. Sa floraison est continuelle aux fleurs blanches. Il est très vigoureux, sain et facile de culture.

Flirt. Un Kordès qui a obtenu l’ADR en 2011. Il présente une floraison continue d’un rose vif. De part sa petite taille (50 cms), il a sa place dans tous les jardins.

Lavender Dream. Il se couvre d’une profusion de fleurs semi-doubles réunies en bouquets de couleur lavande. Il est très résistant aux maladies et exhale un parfum rappelant celui du muguet.

Lavender Lassie. Une obtention de Kordès. Sa fleur est rose lavande pâle. Il est remontant.

Marie Pavie. Un polyantha au port dense. Ses nombreux bouquets de petites fleurs sont blanc-crème et ont un délicieux parfum d’anis. Il fleurit jusqu’aux gelées.

Pompon de Bourgogne. C’est un Centifolia miniature. Ses fleurs sont petites et parfumées.

Satina. Un couvre-sol de 60 cms aux petites fleurs d’un rose lumineux au léger parfum fruité. Elles sont présentes de juin aux gelées.

Sommerwind (Vent d’été). Ses fleurs roses ébouriffées sont présentes en abondance tout au long de la saison jusqu’en automne.

Queen’s Palace. Pour lui ….deuxième tentative. Je l’avais déjà planté. Mais, il n’a pas survécu à la sécheresse de 2017. C’est un rosier à bouquets de grandes fleurs couleur rose abricot.

Voilà pour mes premiers achats de 2018. La prochaine commande concernera les vivaces. Mais bon, je vais attendre des jours meilleurs :)

Si certains d’entre-vous ont déjà utilisé le Rootgrow, je serais ravie d’avoir vos retours. Savoir si je peux effectivement remplacer mes rosiers par d’autres sans changer la terre grâce à ce produit ou par tout autre moyen. Merci à vous.

 

 

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Première offensive

Surprise…. Ce matin en ouvrant les rideaux, le paysage était bien différent des jours précédents. Le températures sont descendues jusqu’à -4° et de ce fait, le jardin était recouvert d’un léger manteau blanc.

Après un mois d’octobre relativement clément, novembre est là pour nous rappeler que l’hiver est à nos portes. Toutes les feuilles ne sont pas encore tombées. Mais avec ce coup de froid, les choses devraient s’accélérer.

Je vous propose d’enfiler votre doudoune et vous invite à me suivre. Je vous emmène prendre un bon bol d’air frais.

Tout d’abord, un coup d’oeil de la vue à partir de la terrasse.